Pourquoi ce voyage ?

Nos envies de dépaysement, de rencontre de l’autre, de découverte de soi, nous poussent aujourd’hui à faire le grand pas… nous partons tous les 2, pour 2 ans, à travers 2 continents, Europe et Asie, en pédalant sur nos 2 vélos couchés ! Pas facile de résumer un projet qui mûrit dans nos têtes depuis 2 ans… Depuis la France et jusqu’en Mongolie, en pédalant sur nos vélos un peu horizontaux, en admirant les plus beaux paysages, en échangeant avec les femmes et les hommes de la planète, en travaillant pour des ONG, en wwoof-ant, en couchsurf-ant, en vivant au gré des imprévus, nous partons réaliser notre rêve commun et découvrir toujours plus notre couple et ce que chacun peut apporter à l’autre, et surtout... vivre une vie plus simple et soutenable, sur les idées de la sobriété heureuse.

L'itinéraire "prévu" :
 

      Mais au fait, pourquoi ce voyage ?

Ah ! En voilà une question intéressante !

Ne nous cachons pas derrière un quelconque alibi, cette aventure est avant tout une démarche personnelle, à deux, mûrement réfléchie. Nous cherchons par le biais de ce projet à quitter pour un « instant » les automatismes du quotidien bien réglé et confortable que nous connaissons en Europe. Cet « instant », nous ne l'envisageons pas comme une cassure mais comme une prise de recul. Ce n'est pas un rejet du mode de vie occidental, au contraire, c'est aussi un moyen de mieux l'apprécier. Réaliser ce projet, c'est aussi ne pas regretter d'être passé à côté de quelque chose dont nous rêvons…

Envie de dépaysement, de rencontrer d’autres cultures, d’ouvrir son esprit, depuis longtemps partir pour un voyage au long cours est une idée qui a germé dans nos têtes. C’est alors que les circonstances rendent l’opportunité possible…

Plein de questions se bousculent dans nos têtes, Où ? Quoi ? Comment ? Quand ? et surtout Pourquoi ? Voyager pour voyager ne nous attire pas, un simple voyage « touristique » amène vite un flot d’informations qui nous submergent sans réelle valeur ajoutée. Durant des mois, les jours risquent de s’enchaîner sans véritable repos et sans animation intellectuelle indispensable à la réflexion sur le monde et sur soi-même.
Dans ce cas, faire une ou des pauses durant cette tranche de vie nomade pourrait prendre la forme d’un projet humanitaire ou en ONG… mais quelques mois passés dans une ONG (ou même une année complète) n’apporte qu’une goutte d’eau au regard du temps de formation et d’adaptation locale nécessaire pour vraiment aider ces projets. Pour avoir un impact direct et concret, notre idée est donc de proposer la réalisation de reportages-photos aux ONG croisées au cours du voyage. Ce support de communication gratuit peut ensuite devenir un formidable moyen de diffuser leurs actions à bon escient.

Un tour du monde à la rencontre des femmes et des hommes porteurs d’initiatives alternatives pour la Planète…


Au final, un voyage reste un projet « égoïste » au premier abord, mais l’expérience que nous nous apprêtons à vivre sera hors du commun. Et c’est cela qui n’a pas de prix ! Au retour, avoir connu la vraie réalité du monde nous aura forcément apporté une ouverture d’esprit et un changement infime au fond du nous : peut-être repartirons nous sauver les indiens en Colombie ou alors notre seul désir sera une vie sédentaire classique en France mais… une graine aura germé au fond de nos cœur… « Être le changement que nous voulons voir dans le monde ».

Que se passe-t-il dans nos petites têtes : Pas évident d’exprimer les émotions qui se bousculent en nous lorsque nous parlons de ce voyage. Avant de pouvoir prendre le temps de laisser notre crayon courir sur le papier en libérant tous ces sentiments au fond de nous, un petit avant-goût rien que pour vous…
Plus personnellement, voici ce que Sophie part chercher au fond d’elle : rencontre avec d'autres personnes et leurs quotidiens, découverte d'autres cultures, découverte de soi (dans les limites physiques et psychologiques),… aller au bout de soi, être chamboulée, désorientée, fascinée, dépasser ses croyances personnelles… 
Et Julien : rencontre d'autres cultures pour continuer à s'ouvrir l'esprit,… vivre un dépaysement, se découvrir spirituellement et philosophiquement, apprendre à prendre le temps, savourer les instants et s’émerveiller, appliquer les principes d’une vie simple dont il rêve…
Finalement, nous partons réaliser notre rêve commun et découvrir toujours plus notre couple et ce que chacun peut apporter à l’autre, et surtout... vivre une vie plus simple et soutenable, sur les idées de la sobriété heureuse.


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          >  Un nouveau moyen de transport


Voyage écologique et économique : Voyagez mieux avec moins… sur les traces d’un heureux vagabondage…
Comment voyager de manière écologique et économique ? Comment avoir confiance en l'inconnu et vivre pleinement la magie de ce monde ? Un bout de chemin en bateau stop, l'autre à pied, dormir chez l'habitant ou se nourrir dans les bois... chaque jour est une nouvelle destination et le chemin devient le voyage !
Pourquoi à vélo ? Le voyage à vélo offre le meilleur compromis entre un déplacement suffisamment rapide pour ne pas sombrer dans l’abattement moral (celui qui étreint le marcheur devant l’horizon sans fin) et suffisamment lent pour s’imprégner de la beauté du monde. Le voyage est une écologie de la vie et dans ce beau souci d’accueillir la simplicité en soi, la bicyclette est une fidèle alliée. Elle n’est qu’un amas de tubes montés sur deux caoutchoucs et propulsé par l’enthousiasme. Aussi, au bord de la route, le regard que portent les êtres de rencontre sur le voyageur à vélo n’est jamais envieux, rarement indifférent, mais bienveillant.
Et finalement, le voyage à vélo implique une vie de plein air, loin du confort moderne auquel nous sommes habitués. Mais quel plaisir de vivre toute la journée dehors, et, le soir venu, de planter sa tente dans des petits coins de paradis…






Des vélos couchés... késako ?
Vous avez sans doute déjà aperçu des véhistes (du latin vélo horizontal ou VH) filant à travers le vent (là où les "simples cyclistes" peinaient contre celui-ci) sans avoir le temps d'observer ces drôles de machines plus longuement. Ce type de vélo ne court pas les rues, mais est plus répandu dans les pays du nord-est de l'Europe.
Sans vous refaire l'histoire de ces vélos, voici les principaux avantages de tels vélos par rapport aux vélos droits pour un voyage au long cours :
  • Le confort absolu : la métaphore peut être transat vs tabouret ! L'impression de voler/flotter est encore accentuée par la suspension arrière et les coussins confortables des sièges ! Sur les sièges baquets recouverts d'une épaisse mousse, plus de risque de souffrir d'aucun mal pourtant chronique chez le cyclo-randonneur : mal au fesse, mal de dos, problèmes aux poignets, à la nuque, etc. Le poids étant réparti sur une surface beaucoup plus étendue qu'une simple selle, il n'y a pas de point de pression sur le corps.
  • Une efficacité accrue : permet d'être plus aérodynamique, et le dos appuyé contre le siège permet de transmettre toute la puissance des jambes dans les pédales (c'est un peu comme pousser un meuble avec les pieds, appuyé contre un mur : facile !)
  • La tenue du cycliste : pour finir, pas besoin de porter des affaires spécifiques au vélo (ex : cuissards, gants), ce qui est un bel avantage pour le choix des vêtements, mais surtout pour une proximité plus simple avec les femmes et les hommes que nous espérons rencontrer tout au long de notre voyage.
  • Et plein d’autres avantages, mais aussi des inconvénients sûrement...
Sur cette photo, l'inventeur du vélo couché, un français nommé Georges Mochet, pédalant sur son invention créée en 1932.

Après ce rapide aperçu des vélos couchés en général, voici ceux que nous avons choisis pour entreprendre notre périple, après de multiples recherches du meilleur compromis : un Nazca Gaucho 24’ et un Nazca Pioneer.

 

1 commentaire:

  1. Bravo pour votre lucidité et votre audace !
    De tout coeur avec vous;
    Que pensez-vous du Tandem VH (Vélo coucher devant et selle à l'arrière) ?
    j'en ai vu passer un en Bretagne , et pour avoir fait Rouen / Lisbonne
    en tandem classique en 1976... je me dis qu'avec ce type de machine
    au lieu de 20 jours on en aurait mit 15 !
    Il est très agréable d'être en tandem pour échanger ces impressions
    on va plus vite et celui qui est assis voit plus haut, donc plus loin.
    Bien amicalement en vous souhaitant beaucoup de bonheur
    Bruno

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