6 déc. 2013

Nos premières expériences au Laos

Décembre...un mois de fête européenne qui annonce aussi la fin d'une année. En ce début de mois de décembre, nous nous engageons donc sur une nouvelle route. Celle de l'Asie du Sud Est !

Ici, rien à voir avec la Chine ! Nous voyageons à vélo et les gens autour de nous semblent apprécier nos montures. Ils sourient, nous saluent, rient de nous voir ainsi assis sur nos vélos et les enfants cours partout autour de nous sans pour autant nous pousser. Quelques mètres de durs efforts pour certains qui nous accompagnent en courant et en nous tenant la main.



Dans les petits villages que nous croisons aux bord des routes en roulant, nos premières impressions sur ce pays sont un peuple démuni, pauvre mais riche de leur joie de vie et de leur bienveillance.
Et puis c'est l'arrivée à Luang Naptha. Dans cette première ville, nous croisons un occidental tout les mètres et dans la rue principale, il n'y à guère de place pour autre chose que des ghuesthouses, des restaurants et des agences de trek.
La pauvreté est toujours existante mais ici tout est fait pour les touristes.
Nous passons deux nuits le temps de reprendre des force après notre journée à 150km. Nighmarket, nous mangeons nos premiers Nems du voyage puis pétanque entre français. C'est le sport national !






On décide finalement de continuer en direction de la frontière nord thaïlandaise pour rejoindre une petite ville nommée Vieng Poukha beaucoup moins touristique où l'on peut faire des éco-treks. C'est 60km plus bas, avec l'entrainement des dernières semaines de pédalage, nous y serons en fin d'après-midi si l'on part vers 13h.

Ces 60km dans la poche, nous nous informons sur les treks et rencontrons un couple de français, Pauline et Nicolas, qui ont réserver 3 jours de trek. On tente de descendre un peu le prix et on leur emboite le pas.
Premier jour : quelques heures de marches dans la jungle, un repas de midi sous une case au milieu de la forêt pour s'abriter de la pluie, quelques sangsues qui s'accrochent un peu trop à nos pieds, arrivée dans un village sans électricité ni eau courante perdu au milieu des montagne pour passer la nuit.
Il pleut ou pleuvote, le terrain est glissant mais il semblerait  que nous marchions très vite puisque nos 6h de marche se sont transformer en 4h. La jungle qui nous entoure est splendide mais mis à part les sangsues, aucun animal n'a fait d'apparition. L'épisode sangsues restera un souvenir fort en émotion, imaginez des chaussures pleine de trous dès quelles dépassent des espèces queues élastiques par dizaine ! Ce qui est sur, c'est qu'avec moi (Sophie), elles ont fait carnage...
On se calme un peu, on dit à notre guide de nous prévenir la prochaine fois et pour qu'on puisse courir et on arrive notre village où l'on passera la nuit.
Le choc est un peu brutal. Les femmes et petites filles  en âges de travailler sont dans les rizières. Les hommes chassent dans la jungle. Et dans le village, c'est la cohue d'enfants en bas âges avec pour seuls adultes autour d'eux, des poules, des coqs, des chiens, et des cochons. Le tout bien entendu entouré de la marmaille animale également !
Des gamines de 7 ou 8 ans portent sur le dos des nourrissons toute la journée tout en continuant à se chamailler et jouer avec les autres dans des conditions pas très sûre. Des gamins gisent sur sol, pleurant de toute le force sans que ça n'effraye personne à part les chiots...Et tu vois sur le chemins du retour des rizières, des femmes et petites filles portant des paniers de bois pour cuisiner au feu plus lourd que nos sacs à dos...
Le guide nous montre la cabane où l'on va passer la nuit. Nous sommes chez des gens, nous occupons leur espaces, prenons surement leur lit, le guide occupe leur cuisine pour nous préparer à manger et pour autant, nous n'arrivons pas à communiquer avec nos hôtes. pas de bonjour, pas de merci ni d’au-revoir. Nous sentons une atmosphère très dure où leur hospitalité est du à leur pauvreté et les quelques Kip que notre guide donnera en retour.






Deuxième jour : encore quelques heures passer à barouder dans la jungle. Pas de sangsues mais cette fois pour le déjeuner, nous avons droit à un repas qui sié mieux à nos papilles. Nous apprenons deux ou trois sur les certaines plantes médicinale de la région, glissons dans les pentes à tour de rôle et arrivons bien plus tôt que prévu dans notre village pour passer la nuit.
Cette fois, le village est bien plus petit mais bien plus près de la route (quelques heures en voitures) et nous avons droit à une cabane rien que pour nous et de la bière ! On sent déjà bien plus d'amicalité de la part de nos hôtes et arrivons cette fois ci à communiquer ! Nous partageons avec quelques villageois une soirée autour du feu et quelques bouchon de bouteille d'un alcool local.





Troisième jour : pas de jungle pour aujourd'hui mais la visite d'une grotte et d'un autre village cette fois ci bien plus pauvre que les autres. Grotte sympa mais nous n'apprécions gère notre intrusions dans la vie de ces gens...se sont des nomades qui vivaient dans la jungle des montagnes que le gouvernement à replacer près d'une route. Ils sont pauvres, mal nourris, bien trop nombreux dans des espace bien trop confiné et ils vivent très mal leur exil...
Nous rentrons à Vieng Poukha sur cette dernière expérience. Le trajet à l'arrière du pick-up et sur les routes de terres détrempés nous redonne le sourire et nous quittons notre guide et nos amis français pour reprendre notre voyage.


Après ce trek, nous sommes dans cette confusion où nous nous sentons comme de vrais connards et en même temps, nous sommes contents de voir que l'argent que nous avons payé pour ce trek est dument donner au différents villages que nous traverson







s.

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