23 août 2013

Arrivée euphorique en Iran

Nos débuts en Iran seront joyeux ! On n’a pas passé la frontière que déjà un iranien nommé Danial nous propose son aide. Lui aussi rentre en Iran après un long séjour en Géorgie pour son travail. Il parle un anglais parfait comparé aux douaniers des deux frontières ! Après une heure, on peut finalement passer cette frontière tant attendue. Nous ressentons un fort sentiment de passage à un autre niveau de notre voyage. Nouvel alphabet, nouveau langage, nouvelle culture, nouvelles traditions, influence de la religion, pour nous, le changement est plus fort cette fois-ci !
Nous nous dirigeons vers Maku, drôle de ville, très étroite mais s'étendant sur des kilomètres et encaissée entre deux falaises. Nous goûtons aux joies de la circulation en Iran. Dire qu'ils conduisent mal est peu dire. Ce sont de vrais kamikazes qui doublent n'importe comment et l'apothéose c'est quand même en ville... Chacun s'arrête où il veut, redémarre sans prévenir et sans clignotants et il y a des motos 125 cm3 par dizaines qui slaloment dans tout ça... Mais ça passe, on prend vite le pli et on fait comme eux, on y va franco. On entre dans leur jeu et tout vient plus facilement.



 Première photo avec Danial !



Première nuit dans un hôtel miteux à Maku et resto où pour sur aucun touriste n’avait encore passé la porte ! Mais on veut vraiment vivre la vie iranienne alors nous, on est fort, on franchi la porte ! Au menu, un seul plat : bouillon de viande sans viande avec trempage de pain spécial Iran et ensuite assiette de viande : cervelle, pieds, et autres morceaux gras et bizarre de mouton iranien (pleins de graisse au niveau du postérieur, ça pendouille et c’est tout mou (cette fois-ci vous ne pouvez pas demandez à Julien, il n’osera plus toucher !)). Celle-là on ne l’avait pas vu venir ! On mange ce qu’on peut  et on s’échappe avant qu’il nous resserve !

A l’hôtel, on se fait cueillir par deux iraniens qui nous invitent à manger des fruits dans leurs chambres et nous offre un kebab qu’ils n’avaient pas encore mangé ! On a plus faim mais on ne peut pas dire non ici, alors on dit oui. Ils nous invitent même à un mariage mais on ne peut pas y’aller ! Vous imaginer deux voyageurs comme nous sur leur 31 avec une chemise et un pantalon de rando sans oublier les baskets. La grosse blague !
Et puis c’est trop loin et c’était aujourd’hui en fait !!!

Bon, on repart quand même sur nos valeureux destriers qui n’ont pas beaucoup roulé et ça fait grave plaisir ! Mais après 40km, on se rend compte que la ville où on devait arriver dans la journée est encore à 240 bornes de là…Julien à mal approximé le kilométrage ! On passe d’une ville qui devait être à 40km de Maku à une ville qui en fait est à 280km ! On change de technique faut vraiment qu’on prenne le train ou le bus pour Tehran ce soir pour faire les visas…on fait du stop ! Again !

Pris en stop par une camionnette pour quelques kilomètres, on se retrouve finalement chez eux pour le déjeuner ! Là par contre, c’est vraiment bon, ça fait vraiment plaisir ! Encore de la viande mais cette fois rien à voir avec de la cervelle ou des pieds et des morceaux bien gras mais de la bonne viande mouton. D’après ce qu’on a compris, les iraniens mangent beaucoup de viande ! Et du riz, et ça, ça fait vachement plaisir.



On repart un peu en retard faire du stop et cette fois c’est un bus qui voyage à vide et qui va pile là où il faut qui nous prend en stop. On arrive trop tard pour le train mais le bus est encore possible. Direction la gare routière. On passe une soirée étrange avec un iranien rencontré en ville et on saute dans le bus de nuit !

Enfin, on arrive à Tehran ! Objectif lancement des procédures de visas ! Mais comme la vie est parfois injuste, il se trouve que c’est le premier jour des vacances et qu’il y a une sorte de manifestation religieuse en ville. Pas de chance pour nous parce que rouler dans la foule et se faire arrêter par des dizaines de personnes tous les 10m ce n’est pas faisable. En plus c’est grand et comme c’est vendredi (le dimanche iranien), les ambassades sont forcément fermées. Mais ça, on ne le savait pas encore. On finit par se perdre dans un parc et on appelle notre ami Danial (vous vous souvenez, notre chef d’entreprise d’import/export de fruits et légumes, rencontré à la frontière) à la rescousse ! Deux heures plus tard, on est au frais chez lui, les vélos sont en sécurité, nos sacs sont dans une chambre et on peut rester le temps que l’on a besoin ! Ca c’est vraiment trop cool. L’accueil et l’hospitalité iranienne sont définitivement hors du commun ! Presque déroutant…










La suite au prochain numéro !

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